Bonjour,

Une belle journée en vue en ce début de Printemps qui revient, inutile de se presser, il y aura du monde sur la Haute Sioule ce Samedi. J’arrive sur le site en fin de matinée, et malgré le soleil, il ne fait pas bien chaud. Effectivement, de la gelée reste sur les herbes exposées au Nord alors que je me rends sur mon spot, observant les paysages qui reprennent vie avec l’arrivée des premières fleurs. Des pêcheurs traînent le long de la rivière, lançant leur cuiller mécaniquement dans l’espoir de croiser un poisson. Un signe de la tête et je progresse, le bruit de l’eau apaisant mes pensées, me préparant à l’action. Arrivée sur le coup, je monte ma ligne avec soin, choisissant une nymphe classique au lestage adaptée, prête à séduire une truite. Première dérive, et de suite une fario tape et prend la nymphe avec une détermination surprenante. Un beau poisson sans être énorme se remet de ses émotions dans l’épuisette, avant de le relâcher avec douceur, le voyant glisser à nouveau dans ces eaux qui lui appartiennent.

Alors que je soulage ma vessie, j’entends une voix qui me charrie au loin; une connaissance que j’avais perdu de vue me rejoint. Nous remarquons que la rivière a beaucoup changé et s’est pas mal ensablée après la dernière crue. Les méandres de son cours sont désormais différents, et les bancs de sable exposés créent de nouvelles plages où le soleil peut se refléter.

Un secteur qui nous déçoit car pas un poisson pris, vu que nous sommes deux, nous concluons que les truites ne sont pas dehors au regard de l’eau glacée et du soleil qui donne une lumière exacerbée peu favorable. De plus, le vent qui s’est levé complique la pêche, rendant chaque lancer plus difficile et moins précis. Je me rends donc sur le spot plus en amont, plus propice à mon avis, espérant y trouver des conditions plus favorables et une meilleure activité des poissons. Après une courte dérive, je suis enfin récompensé : une fario affamée s’est fait surprendre par mon imitation, se débattant avec énergie, avant la pause photo.

Je prends une petite truite et tente d’en attraper une autre, mais elle suit ma nymphe sans succès. Je décide alors de changer ma technique en modifiant la taille de la nymphe, espérant que cela attirera davantage l’attention de ce poisson malicieux. mais je la calerai , ce sera pour une autre fois. Puis mon compère de la session prend un poisson avant de me quitter .Je poursuis la session seul …

Le vent m’oblige à pêcher plaqué. Après quelques dizaines de lancers, je commence à sentir une légère fatigue se manifester dans mes bras, mais l’excitation de cette journée à la pêche me pousse à continuer. C’est alors que, soudainement, je ressens une tirée sur ma ligne; avec précaution, je ferre cette truite qui sera la dernière de la journée.

Je trainerais sur l’aire de camping car et croiserais un malheureux pêcheur qui a perdu ses papiers dans la journée…Trop tôt dans la saison pour espérer un coup du soir, avec le vent frais, je me décide finalement à rentrer.

Cette première journée de printemps marque le début d’une saison qui démarre timidement, mais au fil des journées qui se réchaufferont ainsi que l’eau, les poissons devraient être plus actifs, comme chaque saison. En effet, le chant des oiseaux qui se fait désormais entendre, créera une ambiance propice à l’éveil de la nature. La rivières jusqu’alors figée par le froid, va progressivement retrouver de la vie . Chaque an, c’est un véritable spectacle que nous offre la transition vers le printemps, inspirant les promeneurs et les amoureux de la nature à explorer les richesses que cette période généreuse a à offrir.
A bientôt
Philippe CHARDONNET 21/03/25
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